Un traité d’août 1960 conclu entre Chypre, la Grèce, Turquie et la Grande-Bretagne garantit les dispositions fondamentales de la Constitution et l’intégrité territoriale et souveraine de Chypre.
Dès le début, l’application des dispositions de la Constitution a engendré des difficultés et a abouti à une série de crises constitutionnelles. L’accumulation de la tension entre les deux communautés conduit au début de la violence sur l’île le 21 décembre 1963.
Après que tous les efforts pour restaurer la paix dans l’île aient échoués, le Conseil de sécurité adopta à l’unanimité la résolution 186 (4 mars 1964) par laquelle elle recommandait la mise en place d’une Force de maintien de la paix des Nations Unies (United Nations Peacekeeping Force in Cyprus - UNFICYP) ayant pour mandat d’user de tous ses efforts pour prévenir une reprise des combats et, si nécessaire, pour contribuer au maintien et à la restauration de la loi et de l’ordre et au retour à des conditions normales.

Depuis lors, le Conseil de sécurité a périodiquement reconduit le mandat de l’UNFICYP pour des périodes de 3 mois jusqu’en 1966, de 6 mois depuis.
L’UNFICYP est déployée dans des zones tampons à l’ouest et à l’est, séparant le nord de l’île, occupé par les armées turques, du sud de l’île administré par le gouvernement chypriote.
Le quartier général de la Force se trouve à Nicosie. Les effectifs de la Force ont varié entre 6.400 hommes (1964) et 1.100 hommes (1996).
L’ONU n’a pas mis en place de système de franchise militaire pour cette force. Le courrier des casques bleus est expédié soit via les bureaux postaux militaires des différents contingents soit via la poste civile chypriote. L’UNFICYP possède par ailleurs une machine à affranchir à son quartier général de Nicosie.

Des aérogrammes spéciaux ont été confectionnés par l’ONU.