En décembre 1992, l’ONU autorisa une opération militaire internationale dite d’ingérence humanitaire : l’opération RESTORE HOPE (Rendre l’espoir). Une vingtaine de pays participèrent à cette intervention sous commandement américain.

La contribution française prit le nom d’Opération ORYX. Elle mobilisa, avec la logistique à Djibouti et en métropole, entre 3 et 4.000 militaires français, dont environ 2.120 directement en Somalie. Le dispositif des forces françaises était le suivant :
détachement de commandement et d’état-major, aux ordres du Général DELHOME, comprenant environ 150 militaires,
2 bataillons d’infanteries motorisés, composés respectivement de 610 et 530 hommes,
détachement de l’aviation légère de l’armée de terre (DETALAT), composé de 250 hommes, de 10 hélicoptères de transport Puma et de 12 hélicoptères antichars Gazelle,
bataillon de soutien logistique, implanté à Hoddur, composé de 380 hommes,
base logistique aéroportuaire (BLAP), implantée sur l’aéroport de Mogadiscio et forte de 200 hommes,
compagnie du génie,
brigade prévôtale de la Gendarmerie nationale, divisée en 2 détachements prévôtaux.
dispositif de surveillance maritime : Frégate Georges LEYGUES puis Frégate anti sous-marine DUPLEIX puis Frégate FLOREAL, Bâtiment de commandement ravitailleur VAR.
Les missions du contingent français consistèrent à débarrasser la ville d’Hoddur de toutes munitions parfois armées ou non explosées (800 armes ont été récupérées et 90 tonnes de munitions neutralisées) qui la jonchaient, déminer les pistes reliant Hoddur aux 4 principaux chefs lieux de district de la province (près de 4.000 mines ont été relevées), réhabiliter des puits, des bâtiments publics, des écoles, soigner les populations (20.000 consultations ont été dispensées par les médecins), aider au retour des 300.000 réfugiés massés à la frontière, assurer l’arrivée de l’aide humanitaire en coordination avec les organisations humanitaires et l’ONU et inciter la population à reprendre une activité économique normale.
En mars 1993, le Conseil de sécurité de l’ONU créa la Seconde Opération des Nations Unies en Somalie (ONUSOM II) afin de prendre le relais de cette mission humanitaire internationale.
Les militaires de l’opération ORYX étaient desservis par le bureau postal militaire 613 qui ouvrit ses portesle 4 janvier 1993 à Hoddur.

Le B.P.M. 610 de Djibouti assurait par voie aérienne militaire l’acheminement des dépêches en provenance et à destination de la Somalie.
Par note de service du 9 janvier 1993, l’état-major interarmées des Forces françaises de Djibouti (FFDJ) a accordé la franchise postale pour le courrier ordinaire déposé au B.P.M. 610 et destiné aux militaires de l’opération ORYX en Somalie et inversement au courrier déposé au B.P.M. 613 et destiné aux FFDJ et à leurs familles.