Centrée sur Baïdoa, cette zone comprenait également un bataillon marocain, un bataillon zimbabwéen et une compagnie médicale grecque. Le volume de la participation française était fixé à 1.100 hommes (dont 85% d’appelés), soit 4% de l’effectif de la Force.
Le contingent français était fourni par les Forces françaises de Djibouti (FFDJ : 400 hommes) et par la Force d’action rapide (FAR : 700 hommes). Il se composait d’un état-major de secteur et d’un bataillon interarmées.
Tous les éléments français étaient placés sous les ordres d’un Commandant des éléments français (COMELEF), le Général Quadri. Il a assuma également, jusqu’au 5 octobre 1993, la responsabilité de commandant de secteur.

Le Bataillon interarmées de Somalie (BIAS) avait pour mission de rétablir la sécurité dans la zone de responsabilité, de soutenir la reconstruction du pays, d’aider au retour des réfugiés et d’apporter une aide humanitaire.
Il se composait d’une compagnie de commandement, d’une compagnie logistique, d’un détachement d’hélicoptères, d’un peloton de blindés Sagaie, de 2 compagnies sur véhicules légers de reconnaissance et d’appui (VLRA), d’une compagnie sur véhicules de l’avant blindés (VAB), d’une compagnie du génie et de 2 détachements de liaison auprès du quartier général de la Force et du bataillon sous contrôle opérationnel.
Entre octobre et décembre 1993, le contingent français de l’ONUSOM II a été remplacé par une brigade indienne composée de 1.100 casques bleus.
Les militaires français de l’ONUSOM II étaient desservis par le bureau postal militaire 613 de Baïdoa. A compter du 13 juin 1993, ils bénéficiaient de la franchise militaire pour les correspondances ordinaires de moins de 10 grammes.