Le 4 mai 1993, l’opération devient une opération sous commandement de l’ONU : la Seconde Opération des Nations Unies en Somalie (ONUSOM II) ou Second United Nations Operation in Somalia (UNOSOM II) a été créée par la résolution 814 du Conseil de sécurité du 28 mars 1993.
La Belgique avait en charge une zone de responsabilité centrée sur Kismayo. Le contingent belge se composait d’un bataillon d’infanterie de 600 hommes, en majorité du 2ème Bataillon Commando.
Un détachement de l’Aviation légère de la Force terrestre livre 2 hélicoptères Alouette II, 4 pilotes ainsi que du personnel technique. Deux bases arrières étaient installées à Djibouti et à Nairobi (Kenya).
Le contingent belge avait en charge la surveillance du port de Kismayo, où était installé l’état-major belge de l’ONUSOM II. La Force navale belge a fourni le « BNS ZINNIA » qui s’occupa du ravitaillement et du soutien médical de seconde ligne. Il alla régulièrement s’approvisionner au port de Monbasa (Kenya).
Quelques officiers belges étaient intégrés au Quartier général de l’ONUSOM II, à Mogadiscio.

La franchise militaire a été accordée le 14 mai 1993 aux militaires belges en Somalie. elle se matérialisait par l’apposition d’un cachet de forme ovale avec la mention « FREE MILITARY MAIL * UNOSOM * MOGADISHU (date) SOMALIA » sur le courrier.
Un seul et unique cachet a été utilisé durant toute la mission, du 13 mai au 22 novembre 1993 (date du retrait des éléments terrestres) puis, par intermittence, jusqu’au 7 janvier 1994 au profit des marins belges.
Cette utilisation intensive, sous des températures torrides, a conduit à la dégradation progressives et l’éclatement du cachet en caoutchouc.