Elle a été créée pour remplacer la Force d’intervention unifiée, force multinationale organisée et dirigée par les Etats-Unis, que le Conseil de sécurité avait autorisé en décembre 1992 à employer tous les moyens nécessaires pour rétablir les conditions de sécurité nécessaires aux opérations de secours humanitaires en Somalie.
Le mandat de l’ONUSOM II consistait à prendre les dispositions appropriées, y compris des mesures coercitives, pour instaurer dans toute la Somalie les conditions de sécurité nécessaires aux opérations d’assistance humanitaire. A cette fin, elle devait s’efforcer de mener à bien, en contribuant au désarmement et à la réconciliation, la tâche commencée par la Force d’intervention unifiée en vue de rétablir la paix, la stabilité et l’ordre public.
Ses principales responsabilités consistaient à contrôler la cessation des hostilités, à empêcher la reprise de la violence, à confisquer les armes légères non autorisées, à assurer la sécurité dans les ports et les aéroports et à protéger les voies de communications indispensables à la livraison de l’aide humanitaire, à poursuivre le déminage et à faciliter le rapatriement des réfugiés en Somalie.
Elle était également chargée d’aider le peuple somalien à reconstruire l’économie et la vie sociale et politique du pays, à rétablir les structures institutionnelles, à parvenir à la réconciliation politique nationale, à créer un Etat somalien fondé sur un régime démocratique, à réorganiser l’économie et à remettre en état les infrastructures.
En février 1994, après des incidents violents et des attaques dirigées contre les soldats des Nations Unies, le Conseil de sécurité a modifié le mandat de l’ONUSOM II et exclu l’emploi de méthodes coercitives.
Le mandat de l’ONUSOM II a prit fin début mars 1995.
Le quartier général de la Force se trouvait à Mogadiscio. Elle était commandée par le Général turc BIR (avril 1993 à janvier 1994) puis par le Général malaysien BIN ABOO BAKAR (janvier 1994 à mars 1995)
Près de 35 pays fournirent des contingents militaires ou des policiers civils à l’ONUSOM II. L’effectif autorisé de mars 1993 à février 1994 était de 28.000 hommes puis, de février à août 1994, de 22.000 hommes et, d’août 1994 à mars 1995, de 15.000 hommes.