Son mandat initial consistait à vérifier le respect de l’Accord du 27 juillet 1993 instaurant le cessez-le-feu entre le Gouvernement géorgien et les autorités abkhazes de Géorgie, à enquêter sur les informations faisant état de violation du cessez-le-feu et à essayer de régler les incidents de ce genre avec les parties concernées.

Ce mandat étant devenu caduc du fait de la reprise des combats en Abkhazie en septembre 1993, la Mission a été investie d’un mandat intérimaire afin de maintenir les contacts avec les deux parties en conflit et les contingents militaires russes et de suivre la situation.
Depuis la signature en mai 1994 de l’Accord de cessez-le-feu et de séparation des forces par les parties géorgienne et abkhaze, les fonctions de la MONUG sont les suivantes : vérifier l’application de l’Accord, surveiller la zone de sécurité, exempte de forces armées et de matériel lourd, et la zone d’armement limité dont sont exclues les armes lourdes, surveiller les sites où est entreposé le matériel lourd retiré de la zone de sécurité et de la zone d’armement limité, en coopération avec la force de maintien de la paix de la Communauté des Etats indépendants (CEI), patrouiller régulièrement dans la gorge de Kodori.
Composée d’environ 130 observateurs militaires issus de 25 pays (dont la France), assistés d’une cinquantaine de civils (personnel international) et de 75 agents locaux, le quartier général de la MONUG est basé à Soukhoumi.

S’agissant d’une mission d’observation et non d’une force de maintien de la paix, les militaires de la MONUG ne disposent pas d’un système de franchise militaire des Nations Unies. Le courrier est acheminé par différents moyens : poste civile russe., valise diplomatique, porteurs spéciaux.