Arrivée au Rwanda fin octobre 1993, après les accords de paix d’Arusha (Tanzanie) signés entre les frères ennemis rwandais le 4 août 1993, la MINUAR se composait d’une Force militaire internationale de près de 2.500 hommes issus de 23 pays et commandés par le Général canadien Roméo DALLAIRE.
Elle n’a pas réussi à pacifier la capitale. Une partie des troupes a même du être évacuée, leur propre sécurité n’étant plus assurée et 10 soldats belges ayant été assassinés le 7 avril 1994. Cette 16ème opération de maintien de la paix de l’ONU est un échec patent et, fin avril 1994, il ne restait plus que 270 casques bleus aux Rwanda alors que le mandat de la Force devait prendre fin en octobre 1995.
Cette mission sera suivie, de juin à août 1994, par l’opération humanitaire multinationale « Turquoise » sous commandement français, puis par la Seconde Mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda (MINUAR II) de mai 1994 à mars 1996.
Déployés à partir du 18 novembre 1993, plus de 450 casques bleus belges, en provenance du 1er Bataillon Parachutiste puis, à partir d’avril 1994, du 2ème Bataillon Commando, étaient déployés dans et au environs de Kigali, capitale du Rwanda.
A la fin d’avril 1994, l’ensemble des troupes belges avaient été rapatriées en Belgique.
Les militaires de la MINUAR bénéficiaient de la franchise militaire des Nations Unies. Elle se matérialisait par l’apposition d’un cachet sans date avec sigle de l’ONU et mention « UNAMIR FREE MAIL ».

A l’instar des missions de l’ONU dans l’ex-Yougoslavie ainsi qu’en Somalie, une boîte postale spéciale (B.P. 400 à BRUXELLES 14) a été ouverte pour le courrier à destination des militaires belges stationnés au Rwanda. Des étiquettes de couleur jaune vif ont été distribuées aux familles pour faciliter l’acheminement du courrier.