Le 1er janvier 1956, le service se composait d’une direction, d’un bureau frontière Q à Alger, de 5 bureaux postaux militaires avec 8 annexes. Le 30 juin 1956, les effectifs de la Poste aux Armées en Algérie passèrent à 835 hommes et le nombre de bureaux postaux militaires à 25 avec 29 annexes. En 1961 fonctionnaient en Algérie 28 bureaux postaux militaires et 46 annexes.
Les bureaux postaux militaires en Algérie disposaient de timbres à date manuels « POSTE AUX ARMEES » à numéros mais, depuis décembre 1953, ils ne figurent plus sur les lettres, mêmes recommandées.
Les correspondances de la Guerre d’Algérie étaient donc oblitérées, de 1956 à 1962, à l’aide de diverses oblitérations comportant la mention « POSTE AUX ARMEES A.F.N. » L’abréviation AFN (avec ou sans points entre les lettres) correspond à "Afrique Française du Nord". On distingue :
timbres à date manuels (4 types différents sont répertoriés),

oblitérations mécaniques type KLUSSENDORF avec lignes ondulées (à droite ou à gauche, montantes ou descendantes) ou texte « TIRAILLEURS SENEGALAIS / SOLDATS FRANCAIS / UN SIECLE DE GLOIRE ET DE FIDELITE » ou « AVEC TON ARME / PRUDENCE ! / UN INSTANT DE NEGLIGENCE / UN COPAIN SUR LA CONSCIENCE »,

oblitérations mécaniques type SECAP avec lignes ondulées (à droite ou à gauche, montantes ou descendantes) ou texte « TIRAILLEURS SENEGALAIS / SOLDATS FRANCAIS / UN SIECLE DE GLOIRE ET DE FIDELITE » ou « L’indication / du N° du B.P.M. / ou d’un lieu géographique / est interdite / dans les adresses militaires ».
