Selon la légende, ces jeux ont été instaurés par Pélops, vainqueur (après tricherie !) à l’épreuve de la course de chars contre le père de la belle Hippodamie (Oenomaos) qui en était la dotation.
Une autre source attribue à Héraclès la fondation des Jeux Olympiques. Après l’assainissement des écuries d’Augias (l’un des douze travaux), il aurait planté l’olivier dont le feuillage couronnait les vainqueurs à l’endroit où se trouvait le tombeau de Pelops.
La course à pied

- La course à pied simple (stadion)
- Détail d’une amphore du VIe siècle av. J.-C.
New York - Metropolitan Museum of Arts
Il y avait quatre épreuves de course à pied. Le stadion qui prit son nom de la distance à parcourir. Une distance de 600 pieds d’Olympie, soit 192,27 m [1]. Le stadion était également une des épreuves du pentathlon.
Le diaulos couvrait une distance de 1200 pieds (stade aller et retour). Le dolichos est une course d’endurance qui selon les époques varie de 7 à 24 stades. L’épreuve par excellence était l’hoplites. Pendant cette course, les athlètes portaient les armes, comme l’indique son nom. Elle se disputait sur une distance de 2 stades (on parle également de 4 stades). Cette course était la dernière des jeux, ce qui signifiait que la trève sacrée s’achevait. Ces différentes courses ont été introduites à des périodes différentes [2]
Le saut

- Le saut
- Détail d’un vase d’époque archaïque
London - British Museum
Le saut n’a jamais été aux Jeux Olympiques une épreuve isolée. Pourtant il était très populaire et, jusqu’à la disparition des jeux, c’était l’une des composantes majeures du pentathlon et les haltères utilisées pour prendre son élan en étaient le symbole. Les athlètes ne se prêtaient qu’au saut en longueur, même si par ailleurs ils pratiquaient également d’autres sauts dont le saut à l’aide d’une perche. L’usage des haltères en pierre ou en métal permettait d’augmenter les performances des sportifs. Les haltères étaient également utilisées dans le cadre du gymnase, pendant l’entrainement, pour donner du tonus aux bras.
Le lancer du disque

- Le lancer du disque
- Discobole de Myron (réplique)
Original:fin Ve siècle av. J.-C.
Rome - Musée du Vatican
Le lancer du disque était également l’une des 5 épreuves du pentathlon.. A l’origine, le disque était un objet assez lourd, en métal ou en pierre, que l’athlète devait lancer le plus loin possible. Le disque de l’époque classique était en bronze ou en plomb, rond comme un palet et décoré de motifs géométriques, de personnages ou d’animaux stylisés gravés dans le métal. Les fouilles ont révélé des disques d’un diamètre de 16 à 35 cm et d’un poids de 1,3 à 6,4 kg. A Olympie où il devait y avoir deux tailles de disques réglementaires, pour les hommes et les adolescents, on en a trouvé de 7 tailles et poids différents. Des représentations d’art nous font connaître que la façon de lancer le disque en Grèce ancienne n’était pas très différente de celle d’aujourd’hui. Les semata, des piquets en bois, servaient à marquer les performances des concurrents. On les mesurait à l’aide du canon [3].
[1] La valeur du pied variait d’une cité à l’autre. A Athènes cette distance représente 184,96 m, à Delphes 177,55 m, à Epidaure 181,30 m, ...
[2] Stadion : dès le début ; diaulos : 14e Jeux en 724 av. J.-C. ; dolichos : en 720 av. J.-C. ; hoplites : 65e Jeux en 520 av. J.-C.
[3] règle qui servait également à mesurer les sauts