Jusqu’au 15 décembre 1918, l’application des tarifs postaux allemands est maintenue et les timbres-poste allemands restent valables (fig. 2).

- Figure 2
L’utilisation des timbres-poste français, bien que non disponibles dans les bureaux de poste, est possible avec une parité de 1 centime pour 1 pfennig. Des affranchissements mixtes timbres allemands + timbres français sont possibles pendant cette période provisoire d’environ un mois (18 novembre - 15 décembre) mais la plupart des lettres connues sont d’inspiration philatélique (fig .3).

- Fig. 3 Affranchissement composé
Le trafic postal est rapidement réorganisé avec la France mais interdit avec l’Allemagne jusqu’au mois d’août 1919. Le courrier de ou pour l’étranger est contrôlé par la censure postale française (fig. 4).

- Fig. 4 Lettre de novembre 1918 à destination de l’Allemagne
- Elle a été ouverte par le contrôle postal militaire
et retournée à l’expéditeur.
Griffe "Acheminement suspendu par l’autorité militaire
RETOUR A L’ENVOYEUR"

- Fig. 5 Cachet provisoire
- "COLMAR 1" du 11.03.19
Après le 15 décembre 1918, les bureaux de poste sont pris en charge par l’administration postale française et approvisionnés en timbres-poste français (timbres à usage courant types Semeuse ou Merson). L’usage des timbres-poste allemands est interdit. Les postiers continuent par contre à utiliser les timbres à date allemands, et cela jusqu’en janvier 1919, date de leur remplacement par de nouveaux timbres à date français. Il s’agit de cachets provisoires avec mention « COLMAR » suivie du numéro du bureau de poste (1 à 3), mais sans indication de département (fig .5).
Du 15 décembre 1918 au 15 juillet 1919 est utilisé un tarif postal spécial à l’intérieur de l’Alsace Moselle, traduction en francs du tarif allemand du 1er octobre 1918.

- Figure 6
Les étiquettes de recommandation allemandes seront encore utilisées jusqu’en 1920 (fig. 6) ainsi que de nombreux formulaires administratifs allemands, souvent francisés (fig. 7).

- Fig. 7 Formulaire allemand oblitéré
- avec le cachet provisoire "COLMAR 2"
Juridiquement, l’Alsace n’est rattachée à la France que le 10 janvier 1920. Jusqu’à cette date elle reste un territoire occupé par l’Armée française. Les militaires ont assuré la transition dans de nombreux domaines. La franchise postale militaire était accordée aux troupes stationnées dans la région jusqu’au 1er novembre 1919 (fig. 8). Les correspondances militaires sont parfois acheminées par la poste militaire (fig. 9).

- Figure 8
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- Figure 9
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Afin d’améliorer la vitesse d’acheminement du courrier, une ligne postale est ouverte le 30 avril 1919 entre Strasbourg, Colmar et Mulhouse (fig. 10).

- Fig. 10 Cachet de la ligne aérienne
- Strasbourg-Mulhouse
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- Fig. 11 Utilisation d’un cachet allemand de la poste ferroviaire.
- Ligne Colmar - Lapoutroie
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Des timbres à date de la poste ferroviaire sont signalés à partir de mai 1919 sur les lignes Colmar-Lapoutroie, Colmar-Metzeral, Colmar-Bollwiller et Colmar-Markolsheim. Il s’agit d’anciens cachets allemands, conservés par l’administration française jusqu’en 1920 (fig. 11).