Après le retrait de ces troupes, le pays fut divisé en 2 : une République populaire au nord et une république pro-occidentale au sud.
Le 25 juin 1950, les troupes nord-coréennes franchirent le 38ème parallèle et occupèrent presque tout le sud, les Sud-Coréens, inférieurs en nombre, se replièrent et Séoul tomba le 28 juin.
Le Conseil de sécurité de l’ONU vota le 25 juin 1950 une résolution exigeant le retrait des troupes nord-coréennes en deçà du 38ème parallèle et, le 26 juin, une motion demandant aux membres de l’ONU de mettre tous les moyens à leur disposition au service de la Corée du Sud pour contrer l’agression armée à laquelle elle était soumise.
Le 7 juillet, le Conseil de sécurité adopta une résolution créant une force d’intervention des Nations Unies, dont le commandement fut confié au Général américain Mac Arthur.
Au total, 21 pays répondirent à l’appel de l’ONU. Le contingent américain était de loin le plus important avec près de 160.000 hommes.

La France mit à la disposition de l’ONU un détachement composé de volontaires d’active et de réserve issus de France, des anciennes colonies et de la Légion étrangère.
Le renfort de cette unité initiale se fit sous forme de Détachement de renfort (DR). Quinze détachements ont combattu en Corée, le DR 16 étant arrivé après l’Armistice en juillet 1953.
Ce contingent français fut d’abord appelé « Bataillon français de l’ONU » puis ensuite « Régiment de Corée ». Il se composait des éléments suivants :
un Centre d’organisation et d’instruction du Bataillon français de l’ONU à St Germain-en-Laye,
un dépôt du Bataillon de l’ONU à Auvours (Sarthe), jusqu’au 1er juillet 1952, puis à St-Germain-en-Laye,
une Base arrière à Fuzan (Corée),
une Antenne à Tokyo (Japon),
un Bataillon d’infanterie à 3 compagnies de fusiliers-voltigeurs,
une Compagnie d’accompagnement (armes lourdes et canons de 75 sans recul),
une Compagnie de commandement du bataillon (CCB).
En 1953, ce qui restait du régiment de Corée fut envoyé en Indochine.
Le Bataillon français de l’ONU était desservi par un bureau postal militaire qui portait le numéro 560. Pour l’ensemble des Forces armées de l’ONU, il était désigné sous l’appellation de French Army Post Office 5200 (FAPO 5002).
En tant que bureau postal d’unité, il dépendait du bureau postal militaire divisionnaire américain de la 2ème Division d’infanterie, l’Army Post Office 248 (APO 248).

Installé sous une tente, le bureau suivit pendant 3 ans les déplacements du bataillon. Le BPM 560 était desservi par 4 postiers et possédait une jeep à l’avant de laquelle un panneau mentionnait « French mail do not delay » (courrier français à ne pas retarder).
Les lettres simples étaient oblitérées par un timbre à date « POSTE AUX ARMEES T.O.E. » et les lettres recommandées avec un timbre à date « POSTE MILITAIRE N° 560 ».

Les vaguemestres des unités avaient à leur disposition un cachet en caoutchouc indiquant soit l’origine « Bataillon français de l’ONU » soit le numéro de secteur postal composé de 5 chiffres.