Après avoir constaté la fuite du temps en observant son environnement et son propre vieillissement, l’homme s’est en quelque sorte rendu maître du temps en parvenant à le définir et à le mesurer. Mais il reste aujourd’hui incapable d’en influencer le cours et tente tant bien que mal de lutter contre le temps.
Le temps à l’échelle humaine
La fuite du temps est inéluctable. Chaque année, l’homme fête son anniversaire. Fêter, est-ce le verbe adéquat ? Les jeunes cherchent à se vieillir, les anciens à rajeunir... Cette observation de la fuite du temps et de ses effets sur sa propre personne est la première sensibilisation de l’homme à ce phénomène qui le perturbera encore pour des siècles et des siècles...

La science du temps
L’homme a besoin de mesurer précisément et rapidement le temps. Ainsi, si le jour et la nuit constituèrent la première division du temps reconnue par l’homme, chaque civilisation apporta sa pierre à l’édifice et l’humanité se dota d’outils tels que le cadran solaire puis les sabliers et clepsydres... Puis "Frère Jacques sonna les matines à heure fixe", comme le muezzin qui invitait les fidèles à la prière cinq fois par jour du haut du Minaret. Enfin viendront les premières horloges à pendule, à poids et à roue... Jusqu’aux horloges électriques et à quartz à la définition du temps universel et à l’heure de Greenwich. Georges Lemaître (théoricien du big-bang) et Copernic (l’héliocentrisme) avaient-ils prévu que l’homme irait aussi loin dans la conquête du temps ?

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