La mission de ce détachement consistait à repérer et signaler les infractions aux dispositions du plan de sécurité arrêté à l’unanimité à Lausanne (cessez-le-feu, dégagement d’axes de circulation, remisage des armes lourdes, etc.) dans Beyrouth et la région avoisinante.
Le détachement était commandé par un officier supérieur, qui recevait sa mission du gouvernement libanais mais qui était placé, pour les modalités pratiques d’exécution, sous l’autorité de l’ambassadeur de France, autorité nationale d’emploi.
Son recrutement était interarmées (armées de Terre, Air, Marine et Gendarmerie). Deux tiers des observateurs étaient officiers et un tiers sous-officiers. L’effectif, initialement de 40, fut porté à 65 en mai 1984 puis à 80 en juin 1984. Il fut réduit en 1985 pour tomber à 45.
Les observateurs tenaient des postes d’observation (jusqu’à 9 en juin 1984), surveillaient des dépôts d’armes lourdes, patrouillaient sur les grands axes et sur la Ligne verte. Leurs compte-rendus aboutissaient à l’organe d’exécution du Comité militaire quadripartite qui siégeait à l’hippodrome de Beyrouth. Le Comité militaire relevait du Haut Comité politique et militaire (HCPM), appelé aussi Comité de Lausanne.

En plus du casque peint en blanc, les observateurs portaient une tenue kaki clair d’été avec, autour du cou, un long chèche blanc retenu par le ceinturon. Au bras gauche, ils portaient un écusson aux couleurs de la France et au bras droit un brassard blanc marqué de deux inscriptions en bleu « Observateurs » en français, « Al Mouraqiboun » en arabe. Ils étaient armés d’un pistolet automatique, armement tout à fait symbolique.
Débarqués dès le 29 mars 1984, les observateurs militaires français quittèrent le Liban le 3 avril 1986. Le DETOBS déplora sept tués.

Les observateurs français du DETOBS étaient desservis par le bureau postal militaire 640 qui fonctionna à Beyrouth, d’avril 1982 à avril 1986. Il était doté de timbres à date manuels « Poste aux armées » ainsi que d’un timbre à date « Poste aux armées 640 » qui n’était apposé que sur les documents de service.