Le trafic postal sera ainsi interrompu pendant une dizaine de jours.
Le déroulement de la guerre mettra rapidement fin à l’enthousiasme du mois d’août : les unités françaises sont retirées afin de consolider d’autres fronts. COLMAR sera une ville en état de siège pendant près de 4 ans, mais épargnée par les combats.
Les troupes allemandes du XVe Corps d’Armée en garnison à COLMAR sont envoyées en Belgique et dans le Nord de la France. Les casernes se vident, Colmar devient en quelque sorte une base arrière et une ville de passage, notamment pour les divisions engagées dans les violents combats dans la vallée de Munter et sur les sommets vosgiens (Linge, etc …).

- Fig. 1 Lettre censurée comportant le cachet du Lazarett situé dans l’école Saint Joseph
Les blessés affluent par centaines à Colmar où sont ouverts de multiples hôpitaux (Lazarett), installés même dans les écoles (fig. 1 à 3). Des trains sanitaires prennent en charge les blessés les plus graves afin de soulager les hôpitaux débordés (fig. 4). Des aumôniers militaires sont présents auprès des malades et des blessés (fig. 5).

- Fig. 4 Cachet de train sanitaire
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- Fig. 5 Cachet d’aumônier
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La garnison de Colmar comprend de multiples services d’intendance, tels des dépôts de chevaux, de matériel pour le génie, de matériel de transport (fig. 6), un aérodrome militaire, etc …, et même un « hôpital » pour chevaux (fig. 7).

- Fig. 6 Cachet de franchise
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- Fig. 7 Cachet de franchise
- Hôpital de chevaux
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Plusieurs bureaux de poste de la vallée de Munster sont fermés dans les communes exposées aux combats. Un service spécial sera chargé de centraliser le courrier des particuliers qui sera oblitéré à Munster ou à Colmar. Ces correspondances portent une griffe violette « Nebenstelle » (fig. 8).
De juillet 1915 à juillet 1916 fonctionne à COLMAR un bureau de poste militaire de campagne, « Feldpoststation Nr. 128 », (fig. 9) affecté à la 187e brigade d’Infanterie dont les troupes sont venues soutenir les divisions de Landwehr dans la vallée de Munster.

- Fig. 8 Cachet "Nebenstelle"
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- Fig. 9 B.P.M. de campagne
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- Fig. 10 Etiquette "Feldpost"
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Les correspondances envoyées aux soldats par leurs proches portent souvent une petite étiquette d’origine privée avec mention « Feldpost » justifiant la franchise postale (fig. 10). |
Des milliers d’Alsaciens, dont un grand nombre de fonctionnaires, ont été déportés par les autorités françaises dans des camps de prisonniers principalement situés dans le Sud de la France (fig. 11).

- Figure 11