Pendant quelques jours, en mai-juin 1968, les Administrations fonctionnèrent au ralenti. Les bureaux gares et ambulants étaient paralysés par des grèves. Le service « minimum » pouvait difficilement être assuré et le courrier officiel risquait d’en supporter les conséquences.
Le Ministère de la Défense Nationale organisa des liaisons aériennes entre Paris et les états-majors des Régions militaires. La Poste aux armées fut appelée à préparer les envois qui lui étaient confiés par le Ministère des P.T.T. pour acheminement par ces moyens militaires.
A l’arrivée en province, ces sacs étaient remis par les soins de l’armée aux délégués des Directeurs régionaux ou départementaux des P.T.T. intéressés.
Au courrier officiel venaient s’ajouter d’autres objets urgents et notamment les envois de sérums, vaccins et produits antibiotiques. Le Directeur du Bureau central militaire « C » de Paris , en accord avec le Directeur central de la Poste aux armées, prenait la décision de livrer ces objets aux laboratoires dépourvus de moyens de transport. Les paquets de cette nature en instance étaient conservés au frais dans le réfrigérateur « maison ».

- Enveloppe affranchie à 30 c à l’aide d’un demi-timbre à 60 c, postée au BPM 104 de Bordeaux, adressée à un secteur postal du Cambodge et retournée à l’envoyeur car le destinataire n’habite pas à l’adresse indiquée (07/06/1968).
Le dévouement des agents du Service de la Poste aux armées de cette période difficile fit l’objet d’un témoignage de satisfaction de Monsieur Pierre MESSMER, Ministre des Armées, en date du 17 novembre 1968.
