La Force navale permanente de l’Atlantique de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) était chargé de faire respecter cet embargo dans l’Adriatique (missions Sharp Fence, Sharp Guard et Sharp Vigilance).
Cet embargo était contourné par des barges et des péniches qui livraient des armes, munitions et pièces détachées depuis la Mer Noire, jusqu’en Serbie et en Croatie, via le Danube.
Afin d’y mettre fin, l’ONU vota la résolution 787, le 16 novembre 1992, et la résolution 820, le 17 avril 1993. Le Conseil de sécurité demanda aux pays riverains de prendre les mesures nécessaires de sorte que les bateaux naviguants sur le Danube respectent l’embargo. L’Union de l’Europe occidentale (UEO) fut également chargée de prêter son concours : ainsi naquit la mission Danube.
Cette mission de contrôle de l’embargo comprenait 250 hommes (douaniers, gendarmes, garde-frontières) en provenance d’Italie, France (20 gendarmes), Pays-Bas, Luxembourg et Grande-Bretagne. Ils disposaient de sept vedettes de patrouille.
Le Centre de coordination et de soutien de la mission était basé à Calafat, en Roumanie. Il collationnait les informations en provenance des trois centres d’opérations régionaux, situés à Mohacs 5hongrie), Calafat (Roumanie) et Ruse (Bulgarie).

Les militaires de cette mission ne disposait ni de bureau postal militaire propre, ni du système de franchise militaire de l’ONU. Ainsi le courrier était acheminé par la poste civile roumaine, hongroise ou bulgare. Une exception est à relever : le courrier des 20 gendarmes néerlandais était acheminé en franchise vers le bureau postal militaire central d’Utrecht (NAPO 500) qui l’affranchissaient à l’aide d’une machine à affranchir.
