Sept mille cinq cents hommes ont été déployés en Bosnie ainsi que de nombreux officiers qui ont été dépêchés au sein des états-majors de l’OTAN responsables de la planification et de la conduite des opérations.
De plus, la France participa à l’opération aérienne de l’IFOR avec une quinzaine d’avions d’arme et leur environnement déployés en Italie, ainsi qu’au dispositif naval avec une frégate et un aviso patrouillant en permanence en Adriatique et le groupement aéronaval déployé dès que la situation l’imposait.

La France s’est vu attribuer une zone de responsabilité au sud-est de la Bosnie-Herzégovine (incluant les villes de Sarajevo, Mostar, Gorazde et Trebinje) ainsi qu’une zone de responsabilité logistique autour du port de Ploce, en Croatie.
La Division multinationale Sud-Est (DMNSE), dont le Poste de commandement se trouvait à Sarajevo, était commandée par le Général RIDEAU et placée sous le contrôle opérationnel de l’ARRC (Allied Rapid Reaction Corps). Elle comprenait :
-un état-major et des éléments organiques de division (EOD) : un Régiment de commandement et de soutien (RCS), Bataillon de l’aviation légère de l’armée de terre (BATALAT), un Bataillon de génie (BATGEN), un Groupement d’artillerie (GA 16), un Escadron d’éclairage divisionnaire (EED) et des Détachements Air à Sarajevo et à Mostar,
deux brigades françaises : brigades Sarajevo et brigade Centre avec chacune 2 bataillons d’infanterie,
des détachements étrangers : une brigade italienne renforcée d’un bataillon portugais, une brigade espagnole renforcée d’un bataillon marocain, des unités égyptienne, jordanienne et ukrainienne.
Les militaires français de l’IFOR étaient desservis par les bureaux postaux militaires 651 (Zagreb), 653 (Ploce), 655 (Sarajevo), 657 (Split), 658 (Kakanj puis Rajlovac) 659 (Vrapcici) et 660 (Tomislavgrad puis Mostar).
Contrairement à leurs prédécesseurs de l’ONU, ils ne bénéficiaient pas d’un système de franchise militaire.