Un autre mythe, que rapportaient les anciens sur les origines du sanctuaire, nous apprend que Zeus souhaitant connaître le centre de la Terre avait lâché deux aigles aux deux bouts de l’Univers. Leur rencontre à Delphes marqua l’ombilic de la Terre.
Ce petit bourg serait resté à jamais obscur sans la présence du dieu qui prédisait l’avenir par la bouche de la Pythie.

Pour la visite, nous empreintons la voie sacrée primitive large de 4 à 5 m. De chaque côté se dressaient des monuments votifs. Seul le Trésor des Athéniens a été relevé. Il a été construit entre 490 et 485 grâce au butin pris à Marathon. Ce monument en marbre dont les sculptures sont au musée portent de nombreuses inscriptions parmi lesquelles "Les Athéniens à Apollon, après leur victoire sur les Mèdes, en offrande commémorative de la bataille de Marathon".

- Le temple d’Apollon vu du théâtre
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- Le temple
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Plus loin, le temple d’Apollon centre du monde des anciens Grecs a été détruit par un incendie en 548 et par un tremblement de terre en 373. Les ruines que l’on voit sont celles de l’édifice reconstruit entre 370 et 340, monument somptueux financé par les contributions de tous les Grecs. C’est là qu’officiait la Pythie dans une salle souterraine.
De ce temple, il ne reste que les fondations et quelques colonnes redressées.

- Le théâtre

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En montant vers le haut du sanctuaire, prenons place dans le théâtre construit au IVème siècle avant J.-C. et restauré à l’époque romaine. Il pouvait recevoir 5 000 spectateurs lors des fêtes delphiques et notamment les jeux pythiques qui avaient lieu tous les huit ans puis tous les quatre ans. Ces jeux comportaient des sacrifices, la représentation d’un drame sacré et un concours de chant.
S’y ajoutaient, au stade, des épreuves sportives et des courses de chars dans la plaine.
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Le stade situé plus haut encore, sur une plateforme artificielle en dehors du sanctuaire accueillaient 7 000 spectateurs. Edifié à la même époque que le théâtre, il fut restauré par les Romains qui ajoutèrent un arc de triomphe à l’entrée. On peut encore en voir les piliers.
En dessous du sanctuaire d’Apollon se trouve le petit sanctuaire d’Athéna Pronaia où l’on peut admirer la Tholos, une des merveilles de Delphes. Cette rotonde en marbre, dont on ignore la destination, était entourée d’un péristyle dorique de vingt colonnes dont trois seulement ont été relevées.