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La Grèce antique

mardi
25 juin 2002

- Monnaie représentant Apollon avec sa lyre (348 av. J.-C.)
A quelques pas du sanctuaire d’Apollon, se trouve le musée archéologique de Delphes.
Les oeuvres d’art exposées, sans être nombreuses, raniment en nous le souvenir des dieux évanouis. Vu le caractère panhellénique du site oraculaire, celles-ci proviennent de toutes les régions du monde grec antique.
En entrant dans le musée, on est tout d’abord salué par l’offrande que la ville d’Argos consacra à l’oracle au début de la période archaïque. Ce sont les statues de Kléobis et Biton taillées dans la pierre par Polymède.
Puis le Sphinx des Naxiens [1] veille sur vous pendant que vous admirez les métopes [2] du trésor des Sicyoniens.
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- Frise du Trésor des Siphniens
Le trésor des Siphniens est présent au travers des scuptures du fronton [3] et de la frise qui en est la pièce maîtresse. Sur la partie occidentale on voit le jugement de Pâris [4], au Sud est figuré l’enlèvement des filles de Leucippe par les Dioscures [5], à l’Est une Assemblée des dieux assistant à une bataille de la guerre de Troie, et au Nord, la Gigantomachie [6].
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Après avoir jeté un oeil les métopes du Trésor des Athéniens, l’Aurige, pièce qui fait la gloire du musée s’offre à votre admiration.
Polyzalos, "roi de Géla" érigea en ex-voto, après avoir remporté une course de chars aux jeux pythiques en 478 avant J.-C., un quadrige de bronze conduit par son aurige.
Debout, les pieds nus rivés au plancher du char, le jeune homme (1,80 m) tient dans ses mains les rênes relâchées. Il porte la longue tunique de l’aurige. La tête ceinte du bandeau de la victoire, l’aurige regarde droit devant lui. C’est un chef d’oeuvre du style sévère.
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- L’Aurige de Delphes
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- Détail : la main tenant les rênes
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D’autres richesses peuvent encore être admirées, parmi lesquelles, des têtes chryséléphantines [7], des lamelles d’or sculptées, des statues (dont Antinoos), des objets en bronze et une superbe kylix représentant Apollon faisant une libation.

La scène peinte à l’intérieur d’une coupe blanche, représente Apollon assis. Il tient sa lyre de la main gauche, et verse le contenu de la phiale [8] qu’il tient dans la main droite. L’oiseau pourrait être un corbeau, volatile généralement associé à ce dieu. Cette oeuvre est probablement due à un des plus grands artistes des premières années du style sévère (vers 470 avant J.-C.)
[1] habitants de Naxos
[2] plaque de pierre souvent sculptée des frises de temples
[3] ornement triangulaire au-dessus de l’entrée du édifice
[4] à l’origine de la guerre de Troie
[5] Castor et Pollux
[6] bataille des Géants contre les dieux
[7] faites d’or et d’ivoire
[8] coupe à libations
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