Le contingent français comptait au plus fort de la mission 1.475 hommes, soit environ 10% d es effectifs militaires de l’APRONUC. C’était le second contingent en importance après l’indonésien.
Le détachement interarmées, composé d’environ 620 hommes, se divisait en plusieurs composantes, certaines purement nationales, d’autres internationales :
l’état-major international de l’APRONUC. Le commandant en second de la composante militaire était un général français.
le commandement des éléments français (COMELEF)
l’unité aérienne, équipée de 3 avions de transport Transall et de 6 hélicoptères Puma
les observateurs militaires (United Nations Military Observers - UNMO)
la compagnie de génie de Seam Reap et le détachement de génie de Sisophon
la compagnie internationale de police militaire (Military Police Company - MP Coy)
Un bataillon d’infanterie d’environ 850 hommes était chargé d’assurer la présence de l’ONU dans le sud du pays, d’acheminer les combattants adverses de leurs zones de regroupement vers des zones de cantonnements aménagées à et effet. Les militaires français ont ensuite désarmé les combattants et surveillé le bon déroulement des élections.
Le bataillon se composant d’un état-major, d’une compagnie de commandement, d’appui et des services (CCAS) et de 45 compagnies d’infanterie.
Le contingent français a quitté le Cambodge en novembre 1993 suite à l’expiration du mandat de l’APRONUC.

Les militaires français du détachement interarmées étaient desservis par le bureau postal militaire 211 de Phnom Penbh, ceux du bataillon d’infanterie par le B.P.M. 212 de Sihanoukville. Ils disposaient de la franchise militaire pour les correspondances ordinaires de moins de 10 grammes.