Elle a été créée pour veiller à l’application des accords pour un règlement politique global du conflit au Cambodge, signé à Paris le 23 octobre 1991. Aux termes de l’accord, le Conseil national suprême (CNS) était l’organe légitime unique et source de l’autorité au Cambodge ; il incarnait pendant la période de transition la souveraineté, l’indépendance et l’unité du Cambodge. Le CNS, qui était compodé des 4 parties cambodgiennes, a délégué à l’ONU tous pouvoirs nécessaires pour assurer l’application des accords.
L’APRONUC était chargée notamment des questions relatives aux droits de l’homme, de l’organisation et de la conduite d’élections générales libres et équitables, des questions d’ordre militaire, de l’administration civile, du maintien de l’ordre, du rapatriement et de la réinstallation des personnes déplacées et des réfugiés cambodgiens et du relèvement de l’infrastructure de base du pays pendant la période de transition.
En devenant opérationnelle le 15 mars 1992, l’APRONUC a absorbé la Mission préparatoire des Nations Unies au Cambodge (MIPRENUC) qui avait été créée immédiatement après la signature des accords en octobre 1991.
Le mandat de l’APRONUC a pris fin en septembre 1993 après l’apporbation de la la nouvelle Constitution du Royaume du Cambodge et la formation du nouveau gouvernement cambodgien.
Une cinquantaine de pays fournirent des troupes (militaires et observateurs militaires) ou des policiers civils. En juin 193, l’effectif maximum de la mission a été de : 15.991 militaires et observateurs militaires, 3.359 policiers civils. Pendant les élections, plus de 50.000 Cambodgiens ont servi en qualité de personnel électoral et environ 900 scrutateurs internationaux ont été détachés par les gouvernements.

Le commandant de la Force était le Général SANDERSON (Australie). Le quartier général de la mission était installé dans la capitale Phnom Penh.