L’Eta-Major des armées (EMA) a imposé des restrictions budgétaires au Service de la poste interarmées.
Le 1er juillet 2006, le Directeur du Service a diffusé une note de service précisant les conditions du renouvellement du détachement des fonctionnaires de La Poste qui énonce que :
« Le climat d’incertitudes que nous connaissons actuellement – réduction des effectifs de fonctionnaires de la Défense, révision de la convention Poste Défense – m’oblige à prendre les mesures suivantes pour les renouvellements de détachement.
Il ne sera plus attribué désormais de détachements de cinq ans ; seuls les détachements maximum de deux ans et d’un an pour les personnels accédant à un grade d’assimilation supérieur seront accordés. »
Le ministère de la Défense a décidé de supprimer 44 emplois à la Poste interarmées en 2007, par rapport à un effectif théorique de 291.
Au 1er janvier 2007, l’effectif réel de la Poste interarmées était de 275 et donc le nouvel effectif cible de 247 personnes. Ainsi, cette année, le contrat de 28 personnes de la Poste interarmées ne sera pas renouvelé.
Pour 247 personnels, la Poste interarmées compte dans ses rangs 1 colonel, 2 lieutenants-colonels, un directeur « civil », 5 commandants et 6 capitaines.
Par ailleurs, l’Etat Major des Armées mène des études pour pallier la disparition prochaine des services financiers de La Poste interarmées.
La première conséquence de la disparition programmée des services de la Poste interarmées concerne le paiement de la fraction de solde Opex d’environ 600 euros que perçoit tout militaire désigné pour partir en opération. Cette avance de solde permet au militaire de financer ses menus achats sur place, ses sorties ou bien encore l’achat de souvenirs. Traditionnellement le soldat ou le cadre dépose une grande partie de cette avance de solde sur le livret de La Poste de façon à éviter les vols.
Selon un projet de l’EMA, cette avance de solde pourrait être payée en plusieurs fois au cours du mois en fonction du besoin et dans la limite du montant de l’avance de solde décidé pour l’opération. La partie non utilisée de l’avance de solde pourrait être réintégrée par l’administré et le montant définitif de l’avance perçue arrêtée par le trésorier chargé de régulariser les écritures.
Il est évident qu’une telle mesure alourdira considérablement la charge de travail du trésorier du détachement, nécessitera une détention de fonds considérable et une mise en sécurité de ceux-ci.
La deuxième conséquence, c’est que le montant des retraits ne pourra se limiter qu’au montant de l’avance. Le militaire en opération ne pourra plus avoir cette facilité d’émettre ou de recevoir des virements postaux. Le commandement sera dans l’obligation de faire appel aux services d’un prestataire privé de type Western Union s’il veut conserver ce type de prestation au bénéfice du militaire.
(Sources : site internet de l’Association de défense des droits des militaires (Adefdromil) - http://www.adefdromil.com)