La France va envoyer par voie maritime, d’ici le 15 septembre, un bataillon de 900 soldats, doté d’un armement lourd dont 13 chars Leclerc, afin de renforcer les la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
Les unités appartiennent principalement à la 2ème Brigade blindée d’Orléans. Ce bataillon sera constitué de :
un état-major,
deux compagnies d’infanterie mécanisée sur AMX 10P (gros transporteurs de troupes, blindés, chenillés, amphibies, protégés contre les armes à moyen calibre et pouvant combattre en ambiance contaminée) du Régiment de marche du Tchad (RMT) de Noyon,
un escadron de chars Leclerc du 6-12ème Régiment de cuirassiers (6/12ème RCuir) d’Olivet,
un groupe d’artillerie sol-sol AUF1 (canons de 155 mm) du 1er Régiment d’artillerie de marine (1er RAMa) de Laon-Couvron,
une section de défense anti-aérienne SATCP(Système d’Arme Très Courte Portée), capable de protéger à partir du sol des installations stratégiques,
un radar de contrebatterie Cobra de la Brigade d’artillerie de Haguenau, qui permet de créer une bulle de protection et de détecter les menaces en localisant par exemple le lieu du départ d’un obus,
une unité de soutien logistique.
Ce premier bataillon sera suivi par un deuxième bataillon de 700 hommes. Une fois le deuxième bataillon déployé, le nombre de militaires français au sein de la FINUL sera de 2 000 soldats puisque 400 casques bleus (200 de l’infanterie et 200 du génie) sont déjà au Liban.
La France, qui assure le commandement de la FINUL jusqu’en février 2007, est le deuxième principal contributeur de cette force des Nations Unies, derrière l’Italie et devant l’Espagne.
La nouvelle mission de la FINUL, chargée d’épauler l’armée libanaise déployée au Liban sud, est prévue par la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU qui a mis fin à la guerre entre Israël et la milice chiite libanaise du Hezbollah.
Lors d’une réunion à Bruxelles, l’Union européenne s’est engagée à fournir plus de 7 000 hommes pour la force internationale au Liban, soit près de la moitié du maximum de 15 000 hommes prévu par les Nations Unies.
Outre les 2 000 soldats français de la FINUL, les 1 700 militaires de l’opération BALISTE, mise en place par la France le 15 juillet 2006 après le déclenchement des hostilités au Liban, continueront à assurer la logistique des casques bleus de la FINUL.
L’opération BALISTE repose sur des navires de la marine nationale (un millier de marins) avec le concours de forces aériennes et terrestres.