Les 20 et 21 juillet 2006, la Force Européenne (EUFOR) achevait son déploiement en République démocratique du Congo (RDC) et se déclarait opérationnelle.
A l’invitation du Général de corps aérien allemand Karlheinz VIERECK et du Général de division français Christian DAMAY, les autorités locales, les représentants des organisations internationales et les médias ont assisté à une présentation des moyens militaires de l’EUFOR.
Fixées au 30 juillet 2006, les élections constituent un enjeu démocratique majeur pour la RDC. L’EUFOR qui agit en soutien de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) a lancé officiellement son opération le 29 juillet 2006, soit la veille du scrutin.
Organisation du commandement
Niveau politique : la direction politique de l’opération est assurée par le Comité politique et de sécurité (COPS) à Bruxelles, où sont représentés les 25 Etats membres de l’Union européenne.
Niveau stratégique : l’état-major stratégique de l’opération est basé à Potsdam à côté de Berlin (Allemagne) et dirigé par le Général de corps d’armée Karlheinz VIERECK, Commandant de l’opération.
Niveau opératif : l’état-major opératif est installé à Kinshasa et commandé par le Général de division Christian DAMAY, Commandant de la Force.
Composition
Déclenchée le 12 juin 2006, l’opération EUFOR RD Congo mobilise plus de 2 000 hommes, dont plus de 1 000 Français, et est articulée en 2 éléments : un élément avancé installé sur les aéroports de Kinshasa (Njili et Ndolo) et un élément en alerte au Gabon (Libreville et Port Gentil).
1. L’élément avancé, d’un effectif de plus de 1 000 hommes, comprend :
le quartier général,
des éléments de soutien (unité médicale de soins et d’évacuation, unités de renseignement, CIMIC, transmissions),
une compagnie de police militaire polonaise chargée de la protection des emprises,
une unité espagnole de réaction immédiate,
une unité de drônes belges,
3 hélicoptères CH53 allemands, 2 avions de transport tactique (ATT), 1 Détachement air.
2. Un élément en alerte stationné au Gabon, d’un effectif de plus de 1 000 hommes, comprend :
un bataillon d’infanterie à deux compagnies françaises, dont une sur blindés et un état-major tactique,
une task force allemande avec une compagnie sur blindés et un état-major tactique (dont une section néerlandaise),
un élément de forces spéciales de 250 hommes, doté de ses propres moyens de projection et multinational (Français, Suédois et Portugais),
un élément de soutien comprenant un détachement Air, des moyens de transmission, de la logistique et une unité médicale,
une composante aérienne de transport tactique multinational.
Il est fort probable qu’un bureau postal interarmées (BPI) soit activé pour cette opération qui doit durer 4 mois.